Musée virtuel de Montmirail

La verrerie de Montmirail

LES MATIÈRES PREMIÈRES

Si la verrerie a d'abord utilisé le sable de Duneau (à 30km dans la Sarthe), le sable de Maintenon lui était préféré car il donnait une plus belle couleur blanche aux pièces selon les souffleurs.

Pendant longtemps, le principal combustible des fours fut le bois de la forêt de Montmirail alors que les matières premières venaient d'un rayon de 30km. Avec le développement du chemin de fer et la création de la gare du Plessis Dorin, les matériaux ont commencé à être achetés plus loin. Sur les 160 adultes et 46 enfants recensés en 1800, un grand nombre était affecté au bois, soit à la coupe, soit au transport jusqu'à l'usine.

Ainsi, le sable venait de Maintenon ou Nemours, la houille de Saint-Lô ou Béthune et la terre réfractaire en Haute-Normandie. Cette terre était écrasée sous une roue de pierre tirée par un cheval aveugle. Les produits chimiques venaient de la région parisienne : soude, chaux, ammoniaque et un peu d'arsenic ainsi que certains produits pour colorer le verre.

Ces matières premières arrivaient au Plessis par la ligne de train Connerré - Courtalain et même par le tramway La Ferté-Bernard - Montmirail.

Tout comme pour les forges de Cormorin à Champrond, les conditions de transport n'étaient pas optimales. Le conseil municipal du Plessis-Dorin a toujours été en faveur d'une meilleure desserte du village, déjà en 1869 pour la construction d'une ligne Orléans - Mortagne au Perche par la Bazoche-Gouët, voyant là un nouveau moyen d'écouler ses produits, puis en 1907 lors de l'évocation du projet de tramway entre Montmirail et Mondoubleau.

 

page précédente | page suivante