Montmirail
HISTOIRE
Le Bourg
Le bourg s'est d'abord organisé en spirale autour du château et de
son église, enfermé entre ses murs et fossés de défense. On distingue
encore aujourd'hui des traces de murailles du XIe siècle dont
une partie a été restaurée en 2007 et 2008. Quelques fenêtres romanes
civiles sont également encore visibles.
Les différents seigneurs qui se sont succédés depuis la Renaissance et jusqu'au XVIIIe siècle transformèrent la vieille forteresse médiévale et ses abords. Les bourgeois et les officiers seigneuriaux s'y firent construire de belles demeures. Le caractère défensif sera définitivement abandonné au XVIe siècle : la chapelle St-Servais, dépendance du Collège, sera alors construite hors les murs tandis que l'aménagement du parc du château obligera à raser la Porte de la Madeleine
Site stratégique à la frontière
entre les possessions du roi d'Angleterre (Maine et Normandie) et les
possessions du roi de France, Montmirail fut ruinée tour à tour par
Richard Coeur de Lion en 1194 puis par le futur Charles VII vers 1421.
La ville perdra son caractère stratégique à la fin de la guerre de Cent
Ans.
À la Révolution, Montmirail devient chef lieu de canton. Les anciennes murailles devenues carrières de pierre, disparaissent. Symbole d'un temps révolu, les portes de ville, qui ne sont plus entretenues et menacent la sécurité publique, sont abattues.
Le XIXe siècle et le début du XXe
siècle voient se succéder constructions nouvelles et aménagements
indispensables au fonctionnement et au prestige d'un chef lieu de canton
: le Grand Hôtel St-Martin est bâti et la place du château réaménagée ;
des écoles sont construites, les halles sont transformées en salle des
fêtes...
Retour index Montmirail | Page suivante
